Lundi 19 octobre 2009, au cours du Conseil Agriculture, on a assisté à la
poursuite de l'attaque en règle menée depuis juillet 2007 par la
Commission et les lobbies des cultures et de l'alimentation animale pour
augmenter sans plus aucune contrainte majeure les importations de maïs et
de soja OGM contenant des traces d'OGM non autorisés dans l'Union.
(principe du Zéro tolérance) Les ministres européens de l'agriculture ne
sont pas parvenus, le 19 octobre à Luxembourg, à dégager de majorité
suffisante pour ou contre la mise sur le marché de trois nouveaux maïs
OGM, le 88017, le 89034 et le 59122 x NK603.
José Bové, Vice-Président de la Commission Agriculture et développement
Rural déclare:
"Une nouvelle fois, les gouvernements se cache derrière la Commission[1]
et Monsieur Barrosso va pouvoir trancher en dernier ressort et décider
rapidement d'autoriser la commercialisation dans la Communauté de ces OGM
déjà retrouvés à l'état de traces dans des importations en provenance des
États-Unis."[2] l'Europe ne doit pas abandonner le principe de précaution
minimum qu'est le zéro tolérance. Elle ne doit pas courir le risque de
mettre en place des pollutions généralisées de l'alimentation animale,
puis humaine. Elle doit en revanche très rapidement mettre en oeuvre un
plan protéines pour l'Europe arrêtant ainsi de mettre à mal les
agricultures de pays du Sud et allant vers plus d'autonomie des éleveurs
par la souveraineté alimentaire dans ce domaine".
[1] La France a voté pour l'un des trois et s'est abstenue sur les 2 autres.
[2] La Commission proposera, le 19 octobre, aux experts de l'UE
d'autoriser rapidement un autre maïs OGM, le MIR 604. Ce dossier sera sur
la table des ministres au mois de novembre ou de décembre...