LES PNPP (Produit Naturel Peu Préoccupants) TOUJOURS DANS LE COLIMATEUR...
Par biopourvous.com le mardi, 20 octobre 2009, - orties et cie - Lien permanent
Le Sénat remet le « Purin d’ortie » sur la sellette !
Alors
que collectivités locales, jardiniers, agriculteurs utilisent
publiquement les produits naturels peu préoccupants et le revendiquent,
ces produits, alternatives réelles aux pesticides et autres produits
chimiques, sont toujours interdits en France. Un cas unique en Europe
et probablement dans le monde, que le Sénat a souhaité confirmer au nom
de l’environnement lors du vote de la loi « Grenelle II ».
Le Sénat remet le « Purin d’ortie » sur la sellette !
Alors
que collectivités locales, jardiniers, agriculteurs utilisent
publiquement les produits naturels peu préoccupants et le revendiquent,
ces produits, alternatives réelles aux pesticides et autres produits
chimiques, sont toujours interdits en France. Un cas unique en Europe
et probablement dans le monde, que le Sénat a souhaité confirmer au nom
de l’environnement lors du vote de la loi « Grenelle II ». La
loi sur l’eau de décembre 2006 puis la loi « Grenelle I » ont reconnu
la spécificité des produits naturels peu préoccupants (PNPP) et la
nécessité d’adapter les normes de commercialisation à ces spécificités.
Puis, un décret du ministère de l’Agriculture du 23 juin 2009, que nous
qualifions de scélérat, leur a imposé les mêmes contraintes européennes
que pour les pesticides de l’industrie chimique, ce que la
réglementation européenne n’impose pas. En effet, chez nos voisins
allemands ou espagnols par exemple, les PNPP sont classés dans une
catégorie spécifique qui en simplifie l’usage et permet leur
commercialisation Lors
du vote de la loi « Grenelle II » le 6 octobre dernier, un amendement
rédigé par Madame Blandin, sénatrice du Nord, prévoyait de clarifier la
situation en excluant les PNPP des produits phytopharmaceutiques pour
ne pas subir la contrainte de la directive européenne 91/414/CE qui ne
régit pas ce type de produits. Mme
Chantal Jouanno (Ministère de l’écologie) reconnaît la lourdeur des
procédures mais s’enferme dans la logique de ministère de l’Agriculture
pour rejeter l’amendement qui pouvait permettre enfin la reconnaissance
des PNPP, en attente depuis 3 ans. Difficile de ne pas voir là le poids
des lobbies
de l’agrochimie qui nous place bien loin de ce qui devait être l’esprit
du « Grenelle » et encore plus loin de la préservation de
l’environnement et de la santé. Le
Gouvernement communique à tout va sur la réduction des pesticides et
parallèlement bloque avec détermination les alternatives crédibles. En
attendant, les contrôles et les intimidations se poursuivent auprès des
agriculteurs ou même dans des stations expérimentales qui utilisent des
produits agréés par le règlement européen de l’agriculture biologique
mais interdits en France au nom de cette réglementation inadaptée. Cette
contradiction n’est pas anodine. Si on exclut les produits naturels qui
ne sont pas homologués et que l’on ne travaille qu’avec les produits
officiellement homologués en France, l’agriculture biologique est
impossible dans de nombreux secteurs. La
même loi Grenelle II prévoit un agrément et une certification
obligatoires de tous les agriculteurs pour l’usage des produits
phytopharmaceutiques. N’oublions pas que tout ce qui n’est pas
homologué est interdit et que toutes les préparations naturelles faites
a partir de recettes de nos grands-mères sur nos exploitations ne sont
pas homologuées. Si elles restent classées parmi les
phytopharmaceutiques, la Protection des Végétaux peut dresser procès
verbal, et retirer la production de la vente. Nous
ne pouvons plus vivre des tolérances exceptionnelles sans cesse remises
en cause. Il est grand temps que les députés rattrapent les erreurs du
Sénat et imposent une réelle reconnaissance des Alternatives aux
pesticides en France. L’ASPRO-PNPP (Association pour la Promotion des produits Naturels Peu Préoccupants)


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