A l’heure où l’agriculture biologique est en plein essor en raison des nombreux scandales de l’agro-alimentaire, et tandis que l’agriculture conventionnelle tente de se faire une nouvelle virginité à travers “l’agriculture raisonnée”, Nature & Progrès s’inquiète des dérapages possibles d’une bio industrielle motivée par le seul intérêt économique.

Cahier des charges

Or, pour pouvoir bénéficier aujourd’hui de l’appellation “agriculture biologique”, un produit de provenance animale ou végétale doit répondre à des critères précis, consignés dans les cahiers des charges nationaux et européens de l’Agriculture biologique, contrôlés et certifiés par des organismes agréés par les ministères de l’agriculture.

La charte Nature & Progrès

Si l’agriculture biologique offre une garantie de pratiques plus respectueuses de l’environne-
ment que l’agriculture  conventionnelle, Nature & Progrès ne peut s’en contenter, estimant que le seul respect de règles techniques n’empêche pas les dérives et les impasses du système  conventionnel (rentabilité, course au productivisme). Dans son souci d’une agriculture cohérente, issue d’une vision globale, Nature & Progrès attribue sa mention à la fois à partir d’un cahier des charges technique, mais aussi à partir d’une charte prenant en compte les  aspects environnementaux, sociaux et économique. La charte a pour toile de fond un projet de société basé sur des relations de convivialité et de proximité entre les hommes et leur milieu : une société humaniste, écologique et alternative…

Son projet de société, Nature & Progrès le défend à travers toute la France dans des conférences et des tables rondes, mais aussi grâce au travail de ses groupes locaux qui tissent le pays de marchés, de foires et de manifestations bio.

N&P, la vigilance

Regroupant producteurs, transformateurs et consommateurs, la Fédération internationale d’agriculture biologique Nature & Progrès reste vigilante vis à vis de l’intensification agricole, les OGM et les effets pervers du libéralisme mondial.

« A Nature & Progrès, les paysans n’exploitent pas la terre, ils la cultivent »